Ruer, ruades, coups de pieds

Le fait de ruer a deux significations.

1. Une défense

Quels moyens, l'âne a-t-il pour se défendre ?

Contre quoi se défend-t-il ?

Une erreur d'approche de notre part, une invasion de son territoire.

  • Si l'âne se sent agressé et développe une réaction de défense c'est que nous faisons une erreur dans notre approche. Mauvaise mise en confiance ou approche qui surprend. Toujours prévenir de notre arrivée en lui parlant beaucoup pour avertir de sa présence.
  • Si notre approche engendre une défense de sa part et une perte de confiance, c'est que nous sommes directement en cause. C'est à nous humain, d'entendre le message envoyé par l'âne, de lui reconnaître son droit de protection, de le respecter en tenant compte de son message de peur et en changeant notre approche, notre comportement, pour être rassurant(e) dans nos intentions.
  • C'est pourquoi je suis contre le fait de taper en retour. Cela confirmerait son impression, son ressenti, que nous sommes un danger et détruirait toute chance de mise en place de confiance réciproque. Taper est à l'opposé d'un comportement rassurant.
  • La plupart du temps, l'âne commence par une serie d'avertissements. Ses oreilles changent de position, une peut être pointée dans notre direction pendant que l'autre se couche vers l'arrière, il claque de la queue violemment, son regard change et seulement après, il fait mine de lever du cul et donne un vague coup de pied dans notre direction. Entre eux, ils ont la sagesse de prendre en compte le premier stade d'avertissement et s'écarte. Restons toujours dans l'anticipation, en observant tous les mouvements et ayons la même sagesse.
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Un besoin de protéger sa nourriture

  • Quand l'âne mange et qu'il n'est pas en confiance avec son humain, il va protéger sa nourriture et botter. Il peut apprendre qu'il n'a rien à craindre de notre présence, ce d'autant que nous sommes la personne qui lui donnons cette nourriture. C'est pourquoi, au début je reste à la tête de l'âne quand il mange, je lui parle, le câline (sans forcer, seulement s'il accepte le câlin) et rajoute des petites gâteries.....si j'en distribue, pourquoi devrait il me craindre...et petit à petit, je l'habitue à recevoir des câlins partout quand il mange.....mais tranquillement sans forcer, sans brusquer, en lui parlant, d'une main ferme, sûre, bien appuyée, rassurante.
  • Si je sens une retenue, j'anticipe un maximum.......je remonte vers la tête et je recommence ......c'est aussi une question de sentir quand il est prêt.
  • Quand je sens la barrière levée, je caresse la croupe en regardant vers l'arrière main et je contourne l'âne en laissant bien ma main posée à la base de sa queue, fermement, sans crainte.
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La défense peut aussi être face à une douleur.....prise de pieds et curage.....s'il a mal il va botter.

  • Les premières prises de pieds, c'est aussi une éducation qui se fait lentement dans la douceur. Même sans douleur il peut botter parce que là aussi il n'est pas en confiance. Se sentir coincé sur 3 pieds, l'empêche de partir pour fuir une situation désagréable....donc il se retrouve sans défense. Nous donner ses pieds sans bouger est une des plus grandes marques de confiance qu'il nous donne.
  • Une pîqure d'insecte, une douleur sur le corps que nous déclenchons par une caresse, ou toute autre cause de douleur.
  • Dans ce cas de figure de protection, l'âne avant de botter, envoie une série d'avertissements.......mais parfois c'est très rapide........le regard, la position des oreilles, la queue qui fouette.......et le coup de pied part avant même que l'on ait compris ce qui se passe. Ce qui nous fait parfois dire, il a tapé sans raison .... mais si, il a toujours une bonne raison, c'est à nous de la trouver.

 

2. Le jeu

  • l'âne qui caracole autour de nous dans son pré, baisse l'encolure, oreilles baissées et envoie le cul en l'air, l'oeil joueur et espiègle. Ce sont des mouvements très désordonnés comme désarticulés.......il suffit alors de protéger notre bulle en écartant les bras et en disant d'une voix ferme haute et forte, mais sans crier "ohhhhhhhh héééééééé, je suis là.......bouge .....va jouer plus loin" et de le faire s'éloigner par notre propre attitude corporel, buste en avant et bras tendu.
  • S'il se rapproche trop, il est possible de lui faire la "prise sur le dos" et on l'écarte du jeu. Les règles du jeu humain sont différentes des règles du jeu âne. Si nous voulons jouer avec eux, il faut leur apprendre nos règles. C'est une question de sécurité.

©Alm-Âne-Ach 2006-2011

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